A searchable, downloadable PDF of the original article, with pictures of the French language contributors, appears below.

On October 1, 1983, almost a hundred representatives of the Renewal Fellowship from five provinces, met at Cote des Neiges Church in Montreal. Not only were those present meeting with Dr. Roger Nicole to explore the theme of renewal. As well, they gathered in small groups with elders of the host church for prayer to ask that God would especially bless and lead Cote des Neiges Church in its choice of a minister.

For the past six years this doughty congregation has been without a settled minister, having had an ordained missionary appointment for two of the six. Amazingly, during that time, numbers have grown, attendance has increased, and support has expanded. The Session has provided consistent leadership. Individuals have been converted. But the congregation church needed a pastor, a minister, a preacher.

After several months, the congregation called Mr. William Manson of Beaches Church. At the December 20 meeting of the Presbytery of Montreal when the call was approved, the motion of Principal William Klempa is noteworthy: “That the Presbytery commend the congregation on the magnificent way it has carried on its ministry during a long and difficult vacancy and on the warmth of its Christian fellowship. . .”. At a subsequent meeting of the Presbytery of East Toronto, the call was forwarded to Mr. Manson, who accepted it, and his ministry begins on March 1.

The need for prayer for Cote des Neiges (and other congregations like them) does not end at this point. In the family fellowship that is the Renewal Fellowship Within The Presbyterian Church in Canada, members are encouraged to continue to pray for all congregations who go through difficult times without a pastor. We thank God for Bill and Janet Manson as they continue the heritage of the past – with ministers such as Jake Kik, Hector MacRury and Ted MacPhee – and that they experience the continued blessing of the Spirit of God.

We wish to share some of the Cote des Neiges experience with the Channels readership in this issue. Two of the testimonies we heard are printed here, first, that of Sylvie Sparks. Sylvie and her husband. Doug, are in Baie Comeau as lay missionaries for the Presbyterian Church in Canada. The other testimony is from Luc Thibaudeau, a teacher in a junior college in St. Georges-dc-Beauce. Martin Geylense shares some of the vision for the Institute Farel. And Roger Nicole, from Gordon-Conwell Seminary, explains the part prayer plays in revival.

We hope these articles will give you a sense of the encouragement we all had at Cote des Neiges Church in Montreal.

UNE EGLISE QUEBECOISE by Sylvie L. Sparks

C’est avec joie que j’aimerais vous parler au sujet de ma vision de l’oeuvre réformée au Québec.

Voici quelques mots sur mon arrière-plan: L’Eglise catholique réformée St-Marc fut la famille dans laquelle ma foi a grandi beaucoup. Avec les frères et les soeurs que Dieu y a mis nous cherchons à vivre notre foi en Christ.

C’est par l’entremise d’une amie que j’ai commencé à aller à St-Marc. La foi chrétienne m’avait tout d’abord été présentée par ma soeur qui un jour m’a dit qu’elle était devenue chrétienne. Elle me donna alors une Bible, les Ecritures ont piqué ma curiosité. Puis ce fut mon autre soeur qui devint une enfant de Dieu. Les conversions dans notre famille furent des démonstrations de l’amour de Dieu pour nous. Entre nous, la Bible est devenue LE livre. Remarquez combien les relations ont joué un grand rôle dans la propagation de la Parole de Dieu. Cette Parole est au premier rang à St-Marc et c’est aussi là que nous avons appris combien la Bible fut chère à la Réforme, d’où vient d’ailleurs notre appellation “catholique réformé.”

Pour répondre aux besoins spirituels des membres d’une façon biblique, la présence des anciens est primordiale. C’est au cours d’une année à une Eglise presbytérienne à Vancouver que j’ai pu constater l’importance du rôle des anciens. Ils visitent les gens, prient avec eux, les soutiennent et ils enseignent la Parole.

Au Québec, L’Eglise réformée est à ses premiers vols. Des anciens vont âtre nommés, ils auront un rôle important auprès de la communauté. Ils viendront s’ajouter aux diacres déjà en fonction.

L’Eglise est jeune dans la “Belle Province” et les membres sont conscients du fruit de l’Esprit de même que de leurs faiblesses. Après un an d’abscence je remarque aussi la faiblesse de notre programme pour l’école du dimanche. En ce moment il faut tout traduire le matériel dont on se sert.

J’ai appris et j’apprends encore que souvent nous sommes rebelles et que nous avons le cou raide. Le chrétien doit être prêt à abandonner tout effort pou dire à Dieu ce qu’il devrait être ou faire. Comme un professeur nous l’a enseigné à l’institut Farel: “Dieu est Dieu et cela suffit”.

Ainsi, d’après mon expérience, il me semble qu’au Québec le bouche à oreille est une façon naturelle de répandre la Parole. Les Chrétiens d’ici ont des voisins et une famille à qui la Parole n’a pas encore été prêchée, il est grand temps de parler de cette Bonne Nouvelle.

Comme le dit l’Ecriture:
“Le ciel et la terre passeront mais mes Paroles ne passeront pas.”
Luc 21:33

Sylvie L. Sparks

TEMOIGNAGE by Luc Thibaudeau

Autant je pouvais être indifférent à l’Eglise, même pendant plusieurs années de ma vie chrétienne, autant je vois aujourd’hui en l’Eglise une nouvelle famille. Voici mon histoire:

A ma première année à l’université en 1973, un représentant des Navigateurs me posa cette question: «Crois-tu en Jésus Christ?» Je lui répondes évidemment: «Oui.» J’avais été éduqué dans un milieu catholique et jamais une personne n’avait osé me demander une question aussi évidente! J’avais abandonné l’Eglise depuis quelques années mais je prétendais croire en Jésus Christ.

Il me posa d’autres questions: «A ton avis, pourquoi Jésus Christ est-il venu sur la terre?» C’est pour nous sauver, nous donner un exemple de vie, lui dis-je!» «Nous sauver de quoi?» Alors ça, je n’en avais aucune idée. Il me posa encore cette question: «Crois-tu sincèrement, au finds de ton coeur, que Jésus Christ est le Fils de Dieu, Créateur de toutes choses?» J’ai répondu: «Je ne le sais pas.» Il me demanda encore: «As-tu déjà lu la Bible et en connais-tu le message central?» Je répondis que c’était impossible de comprendre la Bible, que la Bible était pleine d’erreurs etc. Il m’offit d’étudier la Bible et j’acceptai. Après tout, j’étais à l’université pour apprendre, pourquoi pas la Bible!

Plus j’avançais dans les études bibliques, plus je prenais conscience que ma vie n’était pas en conformité avec l’enseignement de Jésus Christ. Plus je prenais conscience que je devais m’humilier, abandonner mes ambitions égoistes et me soumettre à Jésus Christ.

Mois après mois, en examinant les Ecritures, l’eu la certitude que Jésus Christ était digne de confiance et le lui donnai ma vie. Puisqu’il était Dieu, Il savait plus que moi ce que j’avais besoin pour vivre. L’Esprit saint m’avait touché et avait créé en moi un vif désir de mieux connaître Jésus Christ.

Les années passent et je termine mes études universitaires. Je quitte l’université pour revenir dans ma ville natale. Hors du milieu universitaire, loin d l’encadrement des Navigateurs, maintenant dans mon milieu de travail et familliale, ma vie chrétienne est laissée de coté. Je sens alors le besoin de prouver aux gens mes capacités d’administrateur et de réaliser beaucoup de projets j’évite de parler de Jésus Christ de peur d’être rejetté. Je ne fais plus d’études bibliques car je suis revenu à mes anciennes habitudes, à mes anciens amis. Peut-être certains parmi vous avez déjà vécu cette situation.

Deux années s’étaient écoulées depuis la fin de mes études. Deux années à vivre loin de mon identité chrétienne. Les Navigateurs ayant gardé un contact avec moi, j’acceptai, après plusieurs invitations, de participer a une fin de semaine d’activités chrétiennes. En revenant de cette fin de semaine, je pris conscience que cela n’avait aucun sens d’avoir cette double identité et j’eu honte d’avoir renié Jésus Christ pendant ces deux années.

Aussi, avec un groupe d’amis chrétiens universitaires, nous avons débuté des études bibliques et avons commencé à témoigner dans notre milieu. On s’identifait comme Navigateurs et personnellement, je ne voyais pas le besoin de joindre une Eglise. Nous avions ces études ensemble, on chantait, priait et cela me suffisait.

Mais avec le temps, je pris conscience que j’avais moi-même besoin d’être enseigné si je voulais répondre adéquatement aux questions des gens. Un ami et moi avons alors demandé un pasteur réformé pour établir une Eglise à St-Georges. Les débuts furent difficiles. Plusieurs personnes du groupe d’étude biblique n’étaient pas prêts à s’identifier à cette nouvelle Eglise de peur d’être rejettées. Les études bibliques étaient beaucoup moins compromettantes. Le pasteur en était à sa première expérience et manquait un peu d’assurance. Nous avions des attaques de l’extérieur; des gens disaient que nous étions une secte. Nous étions jeunes dans notre foi et sensibles aux réactions des gens du milieu. A plusieurs reprises, j’ai eu l’intention de tout abandonner.

Mais tous ensemble, nous nous sommes exhortés. Le pasteur nous a encouragé et supporté. Plus le temps avançait plus on voyait le besoin de cette Eglise pour nos familles et notre milieu. Voici maintenant deux ans que nous sommes réunis en Eglise, le groupe grandit en sagesse, en connaissance et en amour. On est maintenant réuni pour former ensemble la famille de Dieu.

Oui, l’Eglise de Jésus Christ est une grande institution. Oui, tous ensemble, nous pouvons nous encourager, nous aimer, nous supporter et grandit dans la connaissance de Jésus Christ. Quel bel héritage pour nos enfants.

A Dieu soit la gloire.
Amen.

Luc Thibaudeau